21 septembre 2022
| mis à jour le 21 septembre 2022
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Et si l’hydrogène devenait plus écologique et moins cher ? C’est en tout cas la promesse de chercheurs qui, a priori, auraient découvert un matériau pour rendre l’hydrogène encore meilleur.

Si l’électrique est très populaire dans l’industrie automobile, l’hydrogène demeure également une alternative plus que plausible. À tel point que de nombreux experts le désignent d’ailleurs comme un carburant d’avenir. Force est de constater que l’hydrogène possède plusieurs avantages.

Les bons côtés de l’hydrogène

En lieu et place d’une batterie, l’hydrogène – utilisé dans une pile à combustible – permet le fonctionnement d’une auto tout en rejetant que de l’eau. L’hydrogène semble ainsi allier les bénéfices d’un véhicule électrique tout en s’affranchissant des contraintes de l’autonomie.

En effet, certaines voitures à hydrogène ont récemment prouvé qu’elles étaient capables de parcourir plus de 1000 km avec un seul plein. Au-delà de la distance parcourue en silence et sans rejeter le moindre gramme de CO2, faire le plein d’hydrogène ne demande que quelques minutes. Rien à voir avec les dizaines de minutes nécessaires pour recharger sa voiture électrique sur une borne rapide. Sans parler des temps de recharge sur des prises plus lentes à l’instar des prises domestiques.

Néanmoins, la production d’hydrogène peut poser problème

En dépit de tels avantages, pourquoi ne voyons-nous pas plus de voitures à hydrogène sur nos routes ? La réponse est simple : sa production. Si l’hydrogène se retrouve de manière abondante dans l’univers, ce dernier n’existe finalement que très peu dans sa forme la plus pure sur Terre.

Pour l’extraire, on utilise aujourd’hui deux méthodes. La première est celle du vaporeformage de gaz naturel. Cette méthode est facile et économique… Seul hic, elle pollue beaucoup. Pas génial quand l’objectif final est de rendre nos autos plus propres.

La seconde méthode consiste à extraire l’hydrogène des molécules d’eau, en utilisant de l’électricité produite de préférence par des sources décarbonées (nucléaire, énergies renouvelables, etc…). C’est ce qu’on appelle l’électrolyse.

Le miracle de l’hydrogène vert

Comme la première technique, la méthode par électrolyse n’est pas exempte de tout reproche. En cause, cette méthode est couteuse. Par conséquent, cela ne représente que 5% de l’hydrogène produit aujourd’hui. L’objectif est donc le suivant, produire en masse et à moindres coûts de l’hydrogène dit « vert ».

D’après des chercheurs de la Curtin University en Australie, un nouveau matériau pourrait être la solution. Leur travail s’est porté au niveau du catalyseur, qui permet l’extraction de l’hydrogène sous courant électrique. C’est ce matériau qui est très couteux et qui a été changé. Mais les chercheurs ne se sont pas arrêtés là, ils ont aussi amélioré le rendement de l’électrolyse tout en réduisant les coûts de l’équipement.

Bref, une belle alternative aux batteries électriques en somme qui pourrait faire émerger bien plus rapidement que prévu l’hydrogène auprès du grand public.

 

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