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Plan automobile européen : les mesures attendues pour sauver l’industrie

La Commission européenne présente le 16 décembre 2025 son paquet automobile européen ou plan automobile européen.

Ce plan doit répondre à la crise d’un secteur qui représente 13 millions d’emplois directs et indirects en Europe.

Pourquoi ce plan automobile européen ?

L’industrie automobile européenne traverse actuellement une crise profonde. En effet, le secteur a enregistré près de 88 000 suppressions d’emplois en 2024. Par ailleurs, les ventes de véhicules électriques plafonnent à 16 % de part de marché, bien en dessous des 25 % visés par la réglementation. De plus, le secteur pèse environ 7 % du PIB de l’Union européenne et génère près de 1 000 milliards d’euros de valeur ajoutée. Face à la concurrence chinoise et aux difficultés de la transition électrique, Bruxelles doit donc agir. C’est pourquoi la Commission présente son plan automobile européen le 16 décembre.

Les mesures du paquet automobile européen 2026

La Commission européenne présente plusieurs textes dans ce plan automobile européen. Toutefois, les négociations entre États membres se poursuivent.

Plan automobile européen : révision des objectifs CO₂ pour 2030 et 2035

La Commission devrait proposer des ajustements sur la trajectoire de réduction des émissions. Certes, l’échéance de 2035 pour l’interdiction des moteurs thermiques reste confirmée. Cependant, les acteurs du secteur attendent des flexibilités, notamment sur l’étape intermédiaire de 2030. Par ailleurs, le commissaire aux Transports, Apostolos Tzitzikostas, a déclaré être « ouvert à toutes les technologies ». Cette formule, comprise dans le plan automobile européen, laisse ainsi entrevoir une possible ouverture aux véhicules fonctionnant aux e-fuels ou aux biocarburants après 2035.

Contenu local et préférence européenne

La France défend l’instauration d’un minimum de 75 % de valeur ajoutée européenne dans les véhicules. Ce mécanisme de contenu local vise donc à protéger l’industrie face aux importations asiatiques. Néanmoins, les modalités exactes restent en négociation entre Paris et Berlin pour ce plan automobile européen.

Adaptation de la trajectoire pour les véhicules utilitaires

Les véhicules utilitaires légers (VUL) devraient bénéficier d’un traitement spécifique. En effet, les alternatives électriques restent limitées sur ce segment. Par conséquent, la Commission envisage un lissage des objectifs sur plusieurs années pour éviter des pénalités trop lourdes.

Plan automobile européen : verdissement des flottes d’entreprises

Le plan automobile européen devrait également contenir des mesures incitatives pour accélérer l’électrification des flottes professionnelles. Certaines sources évoquent notamment un objectif de 100 % de véhicules électriques dans les flottes d’entreprises dès 2030. Cette mesure reste cependant à confirmer.

Initiative pour une petite voiture électrique européenne

La Commission travaille aussi sur un dispositif pour favoriser l’émergence de petits véhicules électriques abordables. L’objectif serait ainsi de proposer des modèles autour de 15 000 euros, afin de concurrencer les offres chinoises.

Plan automobile européen : simplification réglementaire

Enfin, les observateurs attendent un texte « omnibus » de simplification administrative. Cette mesure répond en effet aux demandes répétées des constructeurs, qui dénoncent un cadre réglementaire trop complexe.

Plan automobile européen 2026 : des États membres divisés

Le paquet, ou plan automobile européen, fait l’objet de tensions entre les capitales européennes.

La demande des six pays d’Europe centrale

L’Italie, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Bulgarie et la Slovaquie ont adressé une lettre à Ursula von der Leyen. Ces pays demandent ainsi l’autorisation des hybrides rechargeables et des prolongateurs d’autonomie après 2035. Leur objectif : permettre une transition plus progressive vers le tout-électrique.

La position allemande

Le chancelier Friedrich Merz a écrit à la Commission pour réclamer la prise en compte des « Verbrenner hocheffizient » (moteurs thermiques à haute efficacité). Selon le Handelsblatt, Bruxelles a reçu cette demande « très positivement ». Toutefois, la Commission précise que dans le plan automobile européen, les « verbrenner » ne seraient autorisés qu’avec des carburants synthétiques ou bio.

La ligne française

La France soutient le maintien de l’objectif 2035. En revanche, elle réclame des flexibilités et surtout un mécanisme de préférence européenne pour protéger sa filière industrielle. Roland Lescure, ministre de l’Économie, appelle ainsi à « assumer le choix de l’Europe » et à favoriser la production locale.

Ce qu’il faut retenir du plan automobile européen

Le paquet, ou plan automobile européen, du 16 décembre 2025 représente un tournant pour l’industrie. En effet, les arbitrages de Bruxelles détermineront l’avenir de 13 millions de travailleurs européens. Entre ambition climatique, compétitivité industrielle et pressions politiques, la Commission doit donc trouver un équilibre délicat. C’est pourquoi les annonces du 16 décembre seront suivies de près par l’ensemble de la filière.

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