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Ondes électromagnétiques en voiture électrique : danger ou fake news ?

Les ondes électromagnétiques des voitures électriques font régulièrement l’objet de rumeurs alarmistes. Alors danger réel pour la santé ou fausse information ?

Une vaste étude scientifique allemande publiée en avril 2025 apporte pourtant des réponses claires.

Ondes électromagnétiques : une rumeur virale

« Vous roulez 1 heure en voiture électrique ? C’est comme passer 1 heure dans une IRM. » Ce message a été partagé des milliers de fois sur X et Facebook cette année. Selon ces publications, les batteries généreraient des champs magnétique de 1,5 à 3 tesla (unité de mesure), soit autant qu’un appareil d’imagerie médicale. Ces affirmations prétendent aussi qu’une telle exposition favoriserait les kystes et le cancer.

Le problème ? Cette comparaison est totalement absurde d’un point de vue physique. Un appareil d’IRM produit un champ magnétique grâce à des aimants supraconducteurs extrêmement puissants. Pour donner un ordre de grandeur, un magnet de réfrigérateur génère environ 0,01 tesla. L’IRM est donc 150 à 300 fois plus puissant.

Si une voiture électrique produisait réellement 1,5 tesla, les conséquences seraient immédiatement visibles. Vos clés, votre ceinture et votre téléphone se colleraient violemment à la carrosserie. Ce phénomène impose d’ailleurs des zones de sécurité strictes autour des IRM dans les hôpitaux. Or, personne n’a jamais observé ce genre de scène sur un parking de supermarché.

Étude allemande BfS à propos des ondes électromagnétiques

L’Office fédéral allemand de radioprotection (BfS) a publié le 9 avril 2025 l’étude la plus complète jamais réalisée sur ce sujet. Trois organismes indépendants ont mené les travaux entre 2021 et 2024. Aucun constructeur automobile n’a participé.

14 véhicules passés au crible

Les chercheurs ont analysé 14 véhicules au total : 11 voitures 100 % électriques, 2 hybrides rechargeables et 1 modèle thermique.

Parmi les VE testés figuraient notamment la Tesla Model 3, la Renault Zoe, la BMW i3, la Volkswagen ID.3 et l’Audi e-tron GT quattro. Le Mercedes GLE 350 représentait les hybrides, tandis qu’une Opel Corsa servait de référence thermique.

Des niveaux très faibles d’ondes électromagnétiques

Les résultats sont sans appel. Les valeurs moyennes dans l’habitacle oscillent entre 0,5 et 2,5 microteslas (µT). La limite fixée par les organismes internationaux pour le grand public s’établit à 200 µT.

Autrement dit, l’exposition dans un véhicule électrique représente moins de 1,25 % du seuil de sécurité. Les valeurs mesurées sont 80 à 400 fois inférieures aux limites autorisées.

« Selon les connaissances scientifiques actuelles, aucun effet significatif sur la santé n’est à craindre », a déclaré Inge Paulini, présidente du BfS.

Ondes des voitures électriques et thermiques

Contrairement aux idées reçues, les voitures électriques n’exposent pas davantage leurs occupants aux ondes électromagnétiques que les véhicules thermiques. Tous les véhicules modernes embarquent de nombreux équipements électriques : climatisation, lève-vitres, systèmes multimédia. Ces sources de champs magnétiques existent dans toutes les motorisations.

L’étude révèle même une surprise. Les sièges chauffants génèrent parfois plus d’émissions que le moteur électrique lui-même ! Ce constat vaut aussi pour les voitures essence et diesel.

Par ailleurs, les transports en commun affichent des niveaux comparables, voire supérieurs. Le métro et le tramway atteignent 2 à 3 µT. Dans certains trains, les mesures montent jusqu’à 13 µT.

Voitures électriques et porteurs de pacemakers

Les personnes équipées d’un stimulateur cardiaque ou d’un défibrillateur peuvent voyager en voiture électrique sans inquiétude. Les niveaux mesurés ne présentent aucun risque d’interférence avec ces dispositifs médicaux. Cette conclusion s’applique aussi bien pendant la conduite que lors de la recharge.

Ondes électromagnétiques pendant la recharge d’une voiture électrique

Bonne nouvelle là aussi. Les phases de charge rapide en courant continu génèrent moins d’émissions que la charge lente en courant alternatif. Que vous rechargiez à domicile ou sur une borne publique, les niveaux restent largement sous les seuils de sécurité.

Alors la prochaine fois que vous verrez cette rumeur passer sur les réseaux, vous saurez quoi en penser.

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