Essai Xpeng L03 : le roi du silence et du confort

11 min
Résumé
Essai du nouveau Xpeng L03 Performance : que vaut ce SUV électrique chinois de 388 ch sur la route ? Découvrez notre verdict.

Sommaire

Avec le Xpeng L03, le constructeur chinois élargit son catalogue par le bas. Ce modèle n’a rien à envier à ses grands frères, les G6 et G9. Le petit SUV arrive sur le segment très disputé des compacts avec un équipement complet, une autonomie confortable et une technologie à la pointe.

À l’occasion d’une séance d’essai dédiée, début octobre, nous sommes rendus entre la Suisse et l’Alsace pour prendre le volant de la version Performance, dotée de 388 chevaux, d’une batterie de 71,2 kWh et d’une autonomie de 440 kilomètres.

Sur le plan du design, le Xpeng L03 se veut séduisant

Il faut avouer que le Xpeng L03 offre un design séduisant et équilibré. Il propose une silhouette de SUV coupé, des ailes galbées et un dessin plus personnel, à mille lieues du G9, son grand frère. La face avant ne manque pas d’originalité avec ses grands feux triangulaires qui donnent l’impression de se retrouver face à un avion à réaction.

Le dessin interne est composé de trois traits de LED et s’accompagne d’un effet qui s’efface dans la carrosserie de la voiture. Le nez adopte une forme de requin qui, selon la lumière, donne l’illusion d’une barre de LED faisant le lien entre les feux. En outre, le bas de caisse adopte des ailettes fonctionnelles pour refroidir le pack de batteries et agir sur l’aérodynamique selon la vitesse.

Le sens du détail et du dynamisme

Le plus surprenant reste les importantes ailes galbées qui donnent un effet dynamique à la voiture, même à l’arrêt. Du côté du profil, le Xpeng L03 adopte un dessin arrondi avec sa ligne fastback.

Le dessin est équilibré sans être trop torturé. Les roues sont repoussées au maximum. Le vitrage est en pointe, mais surtout affleurant, sans le moindre joint de fenêtre apparent. Les ailes arrière sont tout aussi imposantes. L’arrière finit pratiquement en queue de canard avec un béquet sur le hayon.

Point intéressant : le vitrage rejoint la vitre arrière avec une rupture nette des arches de toit. Les feux arrière en bandeau traversent le hayon avec un effet 3D et une fausse prise d’air au bout des optiques, participant là aussi au dynamisme global de la voiture.

Des dimensions généreuses pour le Xpeng L03

Le Xpeng L03 affiche des dimensions généreuses avec 4,65 m de long, 1,92 m de large et une hauteur de 1,60 m. L’empattement atteint quant à lui 2,85 m. Pour le volume de coffre, le L03 affiche 367 litres avec un petit double fond de 7 litres. Sous le capot avant, on retrouve un frunk de 89 litres qui tombe à 44 litres sur la version Performance, notamment dû à l’ajout d’un moteur sur le train avant.

Pour le poids, la version Autonomie Standard affiche un peu plus de 1 800 kg contre 2 040 kg pour la version Performance. En outre, les jantes varient entre 18 et 20 pouces et la peinture demande 950 €, comme le Violet Fantomatique qui équipe notre modèle.

Toutefois, le véhicule à l’essai est une version allemande. Ainsi, en France, Xpeng ne propose que le pack Black Edition sur la version Performance (option gratuite). Notre version à l’essai est la Grande Autonomie Ultra, prévue pour le marché français. Enfin, les efforts des équipes de Xpeng permettent au L03 d’afficher un Cx de 0,22.

À bord du Xpeng L03 : épuré, reposant et technologique

Le Xpeng L03 reprend les codes des précédents modèles de la marque chinoise. On retrouve donc un mobilier au dessin arrondi et doux avec des matériaux valorisants. Au centre trône un écran de 15,6 pouces qui regroupe toutes les fonctions de la voiture. Derrière le volant, un combiné numérique de 8,8 pouces est associé à un affichage tête haute de 27 pouces.

L’atmosphère se fait épurée, voire reposante, avec notre ambiance Gris Diamant. Les assemblages comme la finition ne souffrent d’aucun reproche. C’est rigoureusement assemblé et rien ne choquera l’œil. C’est flatteur, surtout avec l’éclairage d’ambiance personnalisable placé en haut du mobilier. En outre, les portières, le haut de la planche de bord, les pare-soleil et le ciel de toit adoptent un revêtement en velours très agréable au toucher.

Une interface très poussée sur le Xpeng L03

Le petit volant rectangulaire du Xpeng L03 offre une excellente prise en main, avec des touches réduites au strict minimum. L’affichage du combiné est clair et lisible pour les ADAS et le kilométrage, bien aidé par l’affichage tête haute qui intègre la caméra de recul directement sur le pare-brise. L’écran central demandera un temps d’adaptation, notamment pour les réglages du véhicule. Xpeng a entendu les critiques et a ajouté des raccourcis depuis les menus.

Ainsi, le constructeur a fait le choix d’un mobilier sans touches physiques : tout est centralisé sur l’écran. Malgré les craintes, on prend rapidement les choses en main et l’ergonomie s’améliore à force d’utiliser l’interface.

La console centrale offre de nombreux rangements très astucieux. Dans le registre des originalités, la planche de bord et les montants adoptent des accroches pour des caméras et des supports aimantés pour le montant B. Enfin, Xpeng dote le L03 de série d’une dashcam à l’intérieur et à l’extérieur de la voiture, en plus du système Sentinelle.

Un espace arrière vaste et confortable

Les sièges se montrent accueillants et très confortables. Sur toutes les versions du Xpeng L03, ils adoptent des touches de Violet Fantomatique. Ce qui permet d’apporter un peu de couleur. À l’arrière, les places sont royales. Le confort est digne d’un fauteuil, avec une assise et un dossier creusés. Les contre-portes lient la banquette pour offrir un maintien digne d’une limousine. Le dossier peut être incliné pour offrir une position plus confortable.

On profite également d’un espace lumineux grâce au toit panoramique de série. On ne peut passer à côté des points de recharge pour smartphone, de la climatisation et de l’accoudoir. Le plancher est parfaitement plat et on profite d’un bel espace aux jambes, aux bras et à la tête.

Par ailleurs, le Xpeng L03 embarque de série la pompe à chaleur et des commandes vocales boostées à l’IA. Notre modèle étant une version de pré-série, nous n’avons pas pu tester les fonctions IA.

Sous le capot, jusqu’à 388 chevaux pour le Xpeng L03

Le Xpeng L03 offre plusieurs niveaux de puissance. Notre version Performance dispose de 388 chevaux avec un moteur sur chaque essieu. De base propulsion, le moteur à l’arrière est synchrone à aimants permanents. En version 4×4, le second moteur à l’avant est à induction. Le couple de notre version atteint 431 Nm.

L’architecture de la voiture est en 400 V, à l’opposé des autres Xpeng plutôt en 800 V. La batterie LFP (Lithium-Fer-Phosphate) offre 71,2 kWh de capacité brute. L’ensemble fournit une autonomie de 440 kilomètres, tandis que le 0 à 100 km/h est expédié en 4,5 secondes. Le rayon de braquage est confortable au vu du gabarit avec 5,25 m.

Enfin, le Xpeng L03 dispose de plusieurs modes de conduite : Éco, Confort, Sport et Individuel (que l’on peut personnaliser selon l’envie et le besoin sur la récupération d’énergie, le freinage, la réponse de l’accélérateur, etc.). La version Performance ajoute les modes Pluie et Tout-terrain.

Une recharge en 20 minutes

Du côté de la recharge, Xpeng annonce un 10 à 80 % en 20 minutes pour le L03. Cela peut paraître en retrait par rapport au G6 ou au SUV G9, mais c’est avant tout un choix économique lié à son tarif. Lors de notre test sur une borne de recharge, nous avons été surpris par une recharge de 40 à 80 % en seulement 10 minutes. Ce qui lui permet de passer de 150 km à environ 310 km d’autonomie. La crête de charge atteint 236 kW. Enfin, avec une borne à la maison en 11 kW, le constructeur annonce un 5 à 100 % en 8 h 30.

Sur la route, le confort plutôt que la performance

Lors de notre trajet vers Mulhouse depuis Bâle, le Xpeng L03 a brillé par son agilité en ville. Dans les rues de la ville suisse, le SUV a dévoilé son très bon rayon de braquage et son confort acoustique. Le petit volant fait des merveilles et nous n’avons absolument pas eu l’impression d’avoir un SUV de 4,65 m entre les mains. Sur les dos-d’âne, l’amortissement a fait des merveilles en absorbant les montées comme les descentes.

Sur le périphérique suisse puis sur l’autoroute alsacienne, le Xpeng L03 a parfaitement filtré les bruits d’air. Les accélérations sont franches et le freinage par régénération se montre à la hauteur de la puissance du SUV.

En prenant les départementales alsaciennes, le petit SUV a prouvé qu’il était fait également pour les plus longs trajets. Ainsi, il a brillé par son silence de fonctionnement et sa tenue de route. Toutefois, le L03 n’est pas un sportif dans l’âme et le châssis montre rapidement ses limites dans les virages, avec une certaine prise de roulis. Malgré ce défaut, il est loin d’être désagréable à conduire, notamment avec sa monte en 20 pouces.

Essai Xpeng L03 : des consommations proches des relevés officiels

Le Xpeng L03 se passe de la suspension pneumatique de la gamme G. Mais il profite tout de même d’un amortissement de type MacPherson et d’un essieu arrière multibras à 5 branches. Ainsi, le SUV se montre agréable à mener avec une conduite douce et typée confort.

Pour la consommation, Xpeng annonce officiellement 18,4 kWh/100 km en cycle WLTP. Sur notre trajet entre la Suisse et le sud de l’Alsace, nous avons relevé sur autoroute 18,3 kWh/100 km, 16 kWh/100 km en ville et 17,8 kWh/100 km sur départementale à 80 km/h.

Des prix serrés et un équipement complet

Le Xpeng L03 s’affiche à un prix défiant la concurrence. La gamme démarre à 34 990 € en Autonomie Standard, tandis que la version Autonomie Étendue réclame 37 990 € et l’Ultra 42 990 €. Notre version Performance s’affiche quant à elle à 46 990 €.

À ce prix-là, l’équipement est complet, avec les feux LED de série, le toit panoramique, le V2L, etc. Seule l’attache remorque est en option contre 990 €. Notre version Performance allemande est plus proche dans sa configuration de la version Autonomie Étendue Ultra française.

Xpeng L03 : un pari audacieux

Le Xpeng L03 est une agréable surprise quand on connaît les qualités des G6 et G9. Affiché à un tarif plus bas, il n’a rien d’un véhicule au rabais, grâce à une dotation complète de série et une conduite douce et confortable. Ce petit SUV chinois a donc tous les arguments pour attirer une clientèle désireuse de s’offrir un véhicule à la pointe de la technologie, au look affirmé et séduisant.

Source : site officiel de Xpeng France


Sommaire

pARTAGER

Facebook
X
LinkedIn
WhatsApp
Reddit

Mots-clés

mondial de l'auto
Paris · 12 – 18 Octobre 2026
Newsletter Officielle
Restez au cœur de
L'ACTUALITÉ
AUTOMOBILE !

Dernières annonces constructeurs, révélations exclusives et informations en avant-première sur le salon. Rejoignez la communauté des passionnés du Mondial !