La liste officielle des modèles éligibles à l’éco-score s’allonge à chaque arrêté. Elle compte désormais près de 1 200 versions en cette fin août 2026. Mais certaines en sortent aussi, parfois sans retour.

Notre article détaille ainsi combien de modèles éligibles à l’éco-score figurent aujourd’hui sur cette liste. Il explique ensuite sur quels critères ils y entrent, puis ce que ce score change pour les constructeurs comme pour les acheteurs.
Modèles éligibles à l’éco-score : combien de versions sur la liste ?
L’ADEME tient la liste officielle des modèles éligibles à l’éco-score et la met à jour après chaque arrêté. Au 20 août 2026, elle regroupait 1 244 versions, dont 1 197 restent éligibles. Les 47 autres ont perdu ce statut en cours de route. Vingt-neuf marques y figurent, pour un peu plus de 220 modèles distincts. Cette liste conditionne l’accès au bonus écologique ainsi qu’à plusieurs avantages fiscaux.
Une liste qui s’allonge presque chaque mois
Le premier inventaire des modèles éligibles à l’éco-score, fixé par l’arrêté du 14 décembre 2023, comptait 436 versions. Depuis, un arrêté modificatif paraît à un rythme quasi mensuel. Le dernier en date, signé le 17 août 2026, est entré en vigueur le 20 août. Il a fait entrer trente versions supplémentaires.
Les Renault 4 et Renault 5 E-Tech y apportent six versions chacune. La Kia EV4, la Cupra Raval et la Volkswagen ID.3 Neo en ajoutent trois chacune. L’Alpine A390, le Jeep Compass, l’Opel Corsa, la Peugeot e-208, la Renault Mégane E-Tech, le Renault Scénic E-Tech et le Škoda Epiq 55 complètent le lot. Ainsi que deux versions de la Mercedes CLA Shooting Brake 200.

Le rythme n’a pourtant rien de régulier. L’arrêté du 15 juillet 2026 avait fait entrer 63 versions d’un coup, soit deux fois plus que celui du mois suivant. Ces écarts suivent surtout le calendrier de dépôt des dossiers par les constructeurs.
Modèles éligibles à l’éco-score : quelles marques dominent la liste
Un constructeur se détache nettement dans la liste des modèles éligibles à l’éco-score. BMW aligne 196 versions, loin devant Volkswagen et ses 121 entrées. Škoda suit avec 112 versions, puis Peugeot avec 93. Fiat, Renault, Citroën et Opel se tiennent ensuite entre 69 et 81 versions chacun.
Ce palmarès ne mesure pourtant pas la performance environnementale. Il reflète surtout le nombre de déclinaisons qu’une marque a fait homologuer.
Modèles éligibles à l’éco-score : sur quels critères ils entrent
Le score environnemental note l’empreinte carbone d’une voiture électrique avant sa première mise en circulation. Il additionne six postes : les métaux ferreux, l’aluminium, les autres matériaux, la production de la batterie, l’assemblage et le transport jusqu’en France. Le total doit atteindre 60 points pour ouvrir droit à l’aide. Notre article sur ce qu’est l’éco-score et ses critères détaille la méthode de calcul.
L’usine pèse plus lourd que la marque
Chaque poste applique le facteur d’émissions du pays où se trouve le site concerné. Une batterie produite dans un pays à l’électricité décarbonée part donc avec une avance nette. Le lieu d’assemblage final joue dans le même sens. Le transport achève enfin de creuser l’écart entre une production européenne et un acheminement par bateau.

Ce mécanisme explique les écarts entre deux voitures pourtant très semblables. Une citadine assemblée en Europe centrale franchit généralement le seuil sans difficulté. La même carrosserie produite en Asie, puis acheminée par porte-conteneurs, peine bien davantage à l’atteindre.
Modèles éligibles à l’éco-score : tout se joue version par version
L’ADEME instruit les dossiers version par version, et non modèle par modèle. Chaque ligne de la liste porte donc un code TVV, pour type-variante-version. Deux voitures très proches en concession peuvent ainsi relever de codes différents.
La Tesla Model Y illustre parfaitement ce fonctionnement. Neuf de ses versions ont quitté la liste le 8 avril 2025. D’autres y sont pourtant entrées depuis, dont trois le 17 juillet 2026. Le nom du modèle ne suffit donc jamais à trancher.
Modèles éligibles à l’éco-score : ce que ça change pour les constructeurs
Le filtre produit des effets très concrets. Quarante-sept versions ont vu leur période d’éligibilité à l’éco-score se refermer sans jamais rouvrir. On y trouve notamment la Volkswagen Up!, plusieurs déclinaisons de la Tesla Model Y et la Mini.

Ces sorties n’ont rien d’aléatoire. Elles portent toutes la même date, le 8 avril 2025, jour où la méthode révisée par l’arrêté du 23 janvier 2025 est entrée en application. Un simple durcissement des paramètres suffit donc à faire tomber une version hors de la liste.
Un retour reste possible après un passage hors liste
Une sortie n’a pourtant rien de définitif. La BMW Série 4 a quitté la liste le 28 août 2025, avant d’y revenir le 16 janvier 2026. Les Mercedes EQA 250+ et EQB 250+ 7 places ont suivi le même chemin, avec un retour acté le 7 mai 2025. Un constructeur peut donc regagner son éligibilité à l’éco-score en faisant évoluer sa chaîne d’approvisionnement.
Modèles éligibles à l’éco-score : la production européenne devient un argument commercial
Le dispositif pousse mécaniquement à rapprocher les sites de fabrication du marché français. Les marques mettent désormais en avant l’origine de leurs usines dans leurs communications. La Citroën ë-C3, assemblée à Trnava en Slovaquie, en donne un bon exemple. L’éco-score agit ainsi comme un levier industriel autant que comme un critère écologique.

La Renault 5 E-Tech illustre également bien ce mouvement. Assemblée à Douai, elle a dépassé les 100 000 exemplaires produits sur le sol français. Ses six nouvelles versions sont entrées dans la liste au mois d’août.
Modèles éligibles à l’éco-score : ce que ça change à l’achat
Pour l’acheteur, la conséquence tient en une phrase. Sans présence sur la liste, aucun bonus n’est versé, quel que soit le modèle choisi. Les montants et les plafonds relèvent en revanche d’un autre texte : notre article sur le bonus écologique 2026 les détaille.
Le même socle réglementaire irrigue d’autres dispositifs. L’ADEME publie ainsi une liste distincte pour le leasing social 2026, fixée par l’arrêté du 20 juin 2026 et soumise elle aussi à des critères de production européenne.
Un point mérite aussi l’attention avant de comparer deux offres. Deux finitions d’un même modèle peuvent afficher des statuts différents dans la liste. Le vendeur reste donc le mieux placé pour confirmer le code exact du véhicule commandé.
Modèles éligibles à l’éco-score : trois vérifications avant de signer
Si vous envisagez l’achat d’un des modèles éligibles à l’éco-score, trois réflexes peuvent éviter la mauvaise surprise en concession. Identifiez d’abord la version exacte, avec sa motorisation et son site d’assemblage. Vérifiez ensuite sa présence sur la liste de l’ADEME, actualisée après chaque arrêté. Réclamez enfin le code TVV au vendeur, qui doit pouvoir vous le fournir.
D’autres paramètres fiscaux méritent le même contrôle, à commencer par le malus au poids. Pour le reste des évolutions réglementaires, notre article sur ce qui change au 1ᵉʳ janvier 2026 fait le tour de la question.
Sources : liste officielle des voitures électriques éligibles au bonus au titre du score environnemental (ADEME), arrêté du 17 août 2026 modifiant la liste des versions éligibles et la plateforme du score environnemental de l’ADEME
MODÈLES ÉLIGIBLES À L’ÉCO-SCORE : CRITÈRES ET CONSÉQUENCES, EN BREF :
- Une liste officielle sous le contrôle de l’ADEME : au 20 août 2026, l’organisme recense 220 modèles éligibles à l’éco-score pour un total de 1 197 versions homologuées. Un arrêté modificatif enrichit ce répertoire quasi mensuellement selon les dépôts des constructeurs.
- Le lieu de production comme critère central : le calcul comptabilise l’empreinte carbone des matériaux, des batteries, de l’assemblage et du transport. Une fabrication européenne privilégie l’obtention du seuil de 60 points grâce à une électricité décarbonée et un trajet court.
- Une validation stricte version par version : l’éligibilité s’applique au code TVV exact et non au modèle global. Un durcissement des règles peut exclure des versions, mais un ajustement de la chaîne d’approvisionnement permet un retour ultérieur sur la liste.
- Un filtre décisif pour l’attribution des aides : la présence sur ce registre conditionne le versement du bonus écologique ou l’accès au leasing social. Les constructeurs transforment désormais cet impératif réglementaire en argument commercial pour valoriser leurs usines locales.
- Les précautions indispensables avant d’acheter : vérifiez scrupuleusement la fiche technique, la provenance du véhicule et le code TVV auprès du concessionnaire. Ces données confirment la présence réelle du véhicule parmi les modèles éligibles à l’éco-score.