1er janvier 2027 : tout ce qui va changer pour les automobilistes

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Résumé
1er janvier 2027 : malus écologique, malus au poids, bornes de recharge et aides, le point sur les changements pour les automobilistes.

Sommaire

Le 1er janvier 2027 apportera plusieurs changements pour les automobilistes. Le malus écologique se durcit, les micro-hybrides perdent un avantage fiscal et certaines bornes de recharge devront accepter la carte bancaire. Par ailleurs, le budget de l’État, encore en discussion, pourrait ajouter d’autres mesures.

En effet, une partie de ces évolutions figure déjà dans la loi. Les autres dépendent du projet de loi de finances pour 2027, présenté le 1er octobre 2026 et en cours d’examen au Parlement.

Malus écologique au 1er janvier 2027 : un barème plus sévère

Le malus CO2 franchit une nouvelle marche au 1er janvier 2027. Le seuil baisse, le plafond grimpe et les montants intermédiaires augmentent.

Un seuil abaissé à 103 g/km au 1er janvier 2027

Le barème du malus CO2 de 2027 figure déjà dans le code des impositions sur les biens et services. Il vaudra pour toute voiture immatriculée à partir du 1er janvier 2027. La taxe s’appliquera dès 103 g/km de CO2, contre 108 g/km en 2026. Elle démarre à 50 euros, puis augmente avec chaque gramme supplémentaire.

Un plafond porté à 90 000 euros

De plus, le montant maximal passe de 80 000 à 90 000 euros, au-delà de 189 g/km. Les montants intermédiaires grimpent aussi. Une voiture émettant 130 g/km paiera ainsi 1 504 euros de malus en 2027, contre 983 euros en 2026. À 150 g/km, la note passera de 4 279 à 5 715 euros.

La date d’immatriculation fait foi

Le barème retenu dépend de l’année de première immatriculation, et non de la date de commande. Une voiture commandée en 2026 mais immatriculée à partir du 1er janvier 2027 relèvera donc du barème 2027. Les voitures électriques et à hydrogène demeurent, quant à elles, exonérées.

L’abattement pour les familles nombreuses conservé au 1er janvier 2027

Les foyers ayant au moins trois enfants à charge gardent un abattement de 20 g/km de CO2 par enfant. Il vaut cependant pour un seul véhicule d’au moins cinq places. Par ailleurs, l’abattement prend la forme d’un remboursement, après le paiement du malus lors de l’immatriculation.

Malus au poids au 1er janvier 2027 : la fin d’un avantage pour les micro-hybrides

Le barème du malus au poids ne change pas au 1er janvier 2027. Ainsi, la taxe s’applique dès 1 500 kg, à raison de 10 euros par kilo entre 1 500 et 1 699 kg. Le tarif progresse ensuite par paliers, jusqu’à 30 euros par kilo au-delà de 2 000 kg. Le fonctionnement du seuil du malus au poids fait l’objet d’un article dédié.

Les micro-hybrides perdent leurs 100 kg d’abattement au 1er janvier 2027

Jusqu’à cette fin d’année 2026, les micro-hybrides profitent d’un abattement de 100 kg sur leur masse. Or, cet avantage est bientôt terminé puisque la loi le supprime pour les voitures immatriculées à partir du 1er janvier 2027. Sont donc visées les hybrides dont les moteurs électriques de propulsion développent moins de 30 kW.

Les hybrides non rechargeables plus puissantes conservent pour leur part leurs 100 kg d’abattement. Du côté des hybrides rechargeables, les modèles affichant plus de 50 km d’autonomie électrique en ville gardent 200 kg d’abattement, dans la limite de 15 % de leur masse. Quant aux voitures électriques, elles restent exonérées.

Une mesure modifiée par la loi de finances 2027 ?

Le projet de loi de finances pour 2027 propose toutefois de revoir cette distinction. Le gouvernement juge le critère des 30 kW « techniquement non vérifiable ». Il suggère alors de le remplacer par un seuil de 125 g/km de CO2 : sous ce niveau, un hybride non rechargeable garderait son abattement. Cette mesure doit encore être votée.

Bornes de recharge au 1er janvier 2027 : la carte bancaire sur les grands axes

Payer sa recharge sans application ni badge deviendra plus simple sur les grands axes à partir du 1er janvier 2027. Le règlement européen AFIR fixe le calendrier.

Les bornes rapides existantes concernées

Le règlement européen sur les infrastructures pour carburants alternatifs, dit AFIR, franchit une nouvelle étape au 1er janvier 2027. Les bornes publiques d’au moins 50 kW devront alors accepter le paiement par carte. Sont concernées celles situées le long du réseau routier transeuropéen ou sur une aire de stationnement sûre et sécurisée. L’obligation vise aussi les points installés avant avril 2024.

Un lecteur de carte ou un terminal sans contact

Pour cela, l’exploitant devra proposer un lecteur de carte bancaire ou un dispositif sans contact capable de lire les cartes de paiement. Depuis le 13 avril 2024, cette exigence s’applique déjà aux nouvelles bornes de 50 kW et plus. Sur ces bornes rapides, le prix au kilowattheure doit par ailleurs être affiché.

Un réseau de plus de 200 000 points

La France compte désormais plus de 200 000 points de recharge ouverts au public, selon l’Avere-France. L’essentiel reste toutefois composé de bornes de 22 kW ou moins, que cette obligation ne concerne pas.

Aides à l’achat au 1er janvier 2027 : la prime CEE maintenue

Depuis juillet 2025, la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques » remplace le bonus écologique. Elle est financée par les certificats d’économies d’énergie et ne dépend donc pas du budget de l’État. Le dispositif n’a plus de date de fin depuis décembre 2025. Il reste réservé aux modèles dotés d’un éco-score suffisant.

Un éco-score plus exigeant ?

De même, le projet de budget prévoit d’ajouter un critère de « résilience » au calcul de l’éco-score. Les voitures issues de filières dominées par des pays hors de l’Union européenne pourraient ainsi être moins bien notées. Les critères précis seront fixés plus tard par voie réglementaire.

1er janvier 2027 : pas de retour du crédit d’impôt pour les bornes

Supprimé au 1er janvier 2026, le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne à domicile ne revient pas dans le projet de budget. La TVA à 5,5 % sur la fourniture et la pose d’une borne reste en revanche applicable, tout comme le programme Advenir.

Contrôle technique et carte grise : les échéances du 1er janvier 2027

Les voitures sans permis immatriculées en 2020 et 2021 doivent avoir passé leur premier contrôle technique avant le 31 décembre 2026. À partir des modèles de 2022, ce premier contrôle intervient dans les six mois qui précèdent leurs cinq ans.

Le prix du cheval fiscal fixé par les régions

Le coût de la carte grise dépend du prix du cheval fiscal, voté par chaque région et susceptible d’évoluer au 1er janvier 2027.

Budget de l’État : d’autres mesures possibles au 1er janvier 2027

Le projet de loi de finances pourrait contenir d’autres changements pour les automobilistes au 1er janvier 2027. Elles restent cependant suspendues aux débats parlementaires.

Des frais de trajet mieux défiscalisés ?

Le texte prévoit ainsi d’exonérer d’impôt, jusqu’à 1 000 euros, la prise en charge des frais de carburant par l’employeur pour les revenus 2026. Pour la recharge d’une voiture électrique ou hybride rechargeable, le plafond serait toutefois limité à 600 euros.

Un vote attendu d’ici la fin de l’année

Enfin, le Parlement dispose de 70 jours pour se prononcer sur le budget. Faute de majorité absolue, des amendements pourraient encore modifier ces mesures. Les règles déjà inscrites dans la loi s’appliqueront en revanche dès le 1er janvier 2027.

Sources : Légifrance, barème du malus CO2, Légifrance, barème du malus au poids, Légifrance, abattements des hybrides, Service-Public, règlement AFIR, Automobile Propre, PLF 2027, Journal du Geek, Kohen Avocats


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