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Marché du cabriolet en 2026 : pourquoi devient-il confidentiel ?

Le marché du cabriolet en 2026 traverse une phase de mutation structurelle profonde, marquée par un désengagement des constructeurs généralistes au profit d’une niche premium. Le cabriolet est en effet devenu confidentiel.

Entre contraintes liées à la motorisation, pression fiscale, offre qui se raréfie, mais demande client qui reste résiliante, pourquoi voit-on de moins en moins de cabriolet sur nos routes ? Voici un état des lieux du marché du cabriolet, du spider, du convertible et du roadster en 2026.

Marché du cabriolet en 2026 : entre désir de liberté et réalités économiques

Un cabriolet, c’est un éveil des sens. On profite davantage de tout ce qui nous entoure. Bien loin d’une voiture feutrée, on profite des odeurs de la campagne, des bruits ambiants, du soleil… C’est véritablement la carrosserie plaisir par excellence. Depuis des dizaines d’années, le cabriolet incarne cette vision de la liberté, du plaisir de conduite.

Ls constructeurs délaissent le marché du cabriolet en 2026

Seulement, dans un contexte porté par l’inflation et une situation géopolitique difficile, le choix des automobilistes semble surtout axé sur le côté raisonnable. La voiture plaisir devient moins prioritaire pour beaucoup d’automobilistes. À cela s’ajoute une offre plus réduite sur le marché du neuf. C’est simple : en 2026, le marché du cabriolet n’a jamais été aussi peu fourni. En quelques années, les constructeurs semblent avoir tourné la page de cette carrosserie plaisir.

Il y a une vingtaine d’années, les petits cabriolets accessibles étaient pourtant faciles à trouver, même chez les constructeurs généralistes. D’ailleurs, Peugeot a été l’un des précurseurs dans le domaine avec une citadine découvrable. La Peugeot 206 CC, dont le succès a été immense, s’est même écoulée à plus de 370 000 exemplaires entre 2000 et 2006. Aujourd’hui, c’est un segment abandonné par les marques généralistes.

Point technique : aujourd’hui, une plateforme de Renault Clio ou de Peugeot 208 est optimisée pour une adaptation électrique ou SUV. Créer une variante cabriolet demanderait des investissements en ingénierie que les volumes de vente ne justifient plus.

Point du vue des constructeurs : les contraintes techniques du cabriolet

Pourtant, les constructeurs automobiles savent faire des cabriolets. Il ne s’agit pas d’un manque de connaissances mais bien de contraintes qui pèsent de plus en plus lourd. Une voiture découvrable est plus onéreuse à développer. La rigidité doit être revue, en plus d’une mécanique particulière pour le toit.

Conséquence directe : la masse augmente, entraînant une hausse de la consommation qui affecte directement le bilan carbone. Si l’on ajoute à cela le fait que le marché du cabriolet est une niche, l’investissement n’est pas toujours viable.

Point du vue des propriétaires : les freins naturels au cabriolet

Le coût plus élevé de l’assurance peut aussi refroidir les propriétaires. Autre désaventage, la praticité est moindre. Le volume de coffre est inférieur à celui d’une carrosserie classique. Et enfin, le risque de vol accru, la découpe de la capote ayant fait beaucoup de victimes dans les années 1980-1990.

Une part de marché historiquement basse : en 2023, seulement 0,37 % des voitures neuves vendues étaient des cabriolets selon une étude de l’ADEME. En dix ans seulement, cela représente une division par trois.

Quels sont les rares modèles de cabriolet que l’on peut acheter en 2026 ?

En 2026, quels cabriolets peut-on encore acheter en France ? L’offre est très réduite puisque les marques généralistes n’en proposent plus vraiment. Les rares essais sont souvent éphémères et ne sont pas reconduits. Aujourd’hui, les Renault Mégane et autres Peugeot 208 ne sont disponibles qu’avec une unique carrosserie. Lorsque les marques développent une seconde carrosserie, il s’agit d’un break, à l’image de la Peugeot 308. Le cabriolet, en 2026, n’est donc plus prioritaire sur le segment généraliste.

Le marché du cabriolet en 2026 : les marques premium

À l’inverse, les marques premium ont un ancrage plus fort sur le segment du véhicule plaisir. Elles disposent généralement de coupés dans leur gamme, qui est plus logique en termes d’attente client et plus simple techniquement à décliner en cabriolet. Certains modèles profitent d’une image forte, comme la Mercedes CLE ou la BMW Série 4. Ces modèles font suite à une longue lignée de cabriolets reconnus : leur présence sur le marché est donc attendue, presque historique.

À l’inverse, Audi délaisse actuellement ce segment. Cependant, c’est probablement temporaire. Il est sans doute question d’une restructuration de la gamme. L’Audi A5, initialement disponible en coupé et cabriolet, est désormais une évolution de l’A4, mais une variante cabriolet pourrait arriver par la suite…

MINI entretient aussi le cabriolet dans sa gamme 2026. Il est cependant exclusivement disponible en motorisations essence. Preuve en est que malgré les contraintes, il est toujours possible d’entretenir ce type de silhouette au catalogue. Là aussi, il est question d’image.

Quelle différence entre cabriolet et roadster ?

Les marques premium sont nombreuses à intégrer des roadsters à leur gamme. À ce sujet, l’amalgame est facile entre cabriolet et roadster. La distinction est pourtant simple : le cabriolet dérive d’une berline ou d’un coupé à quatre places, quand le roadster est une biplace conçue dès l’origine pour rouler sans toit.

Chez les constructeurs premium, les roadsters, comme les BMW Z4 et Porsche 718 Boxster, sont souvent plus élancé dans leurs lignes. Sur les modèles à moteur avant, un long capot permet d’appuyer la silhouette.

Roadster : l’exception japonaise

Alors que l’Europe rationalise à l’extrême, le Japon cultive une résistance passionnée en faveur du roadster. La Mazda MX-5 reste l’OVNI du marché : un roadster léger, accessible et fiable. Mais c’est surtout du côté des Kei cars, comme la Daihatsu Copen, que le Japon prouve qu’un cabriolet peut être petit, économique et urbain. Une philosophie que l’Europe semble avoir oubliée au profit de voitures toujours plus hautes, larges et lourdes.

En Europe justement, la Mazda MX-5 a connu un fort succès. Là aussi, il est question d’image et d’une conception simple, axée à 100 % sur le plaisir. C’est un modèle développé à part entière, qui ne prend pas la forme d’une déclinaison d’une autre voiture déjà présente dans la gamme. C’est un véhicule assumé pleinement. Comme ses homologues des années 1990, les BMW Z3, Fiat Barchetta, Audi TT et MG F, il a été conçu pour le plaisir.

La recette du succès : lancée en 1989 pour faire revivre les petits roadsters anglais disparus, la « Mimix » repose sur une recette savoureuse : légèreté, propulsion et fiabilité. En France, c’est un succès fulgurant dès 1990. En 35 ans et quatre générations, la Mazda MX-5 est devenue le cabriolet le plus vendu au monde (plus d’un million d’exemplaires). Son secret ? Elle est l’une des rares voitures à n’avoir quasiment pas pris de poids, elle demeure accessible et plaisante, grâce notamment à un architecture propulsion, et conserve une forte valeur de revente.

Le MG Cyberster en 2026 : le premier roadster électrique

Alors que le marché du cabriolet semble à l’arrêt en 2026, MG a pourtant fait le choix de développer son propre roadster : le Cyberster. Pour se démarquer, ce modèle sportif opte pour un design radical, musclé et une architecture 100 % électrique.

Pour séduire, la marque annonce un comportement sain, confort et performances de premier plan. On note une puissance qui peut même atteindre 510 ch et un 0 à 100 km/h expédié en 3,2 secondes seulement, en version quatre roues motrices. Malgré un ticket d’entrée relativement élevé sur le marché, à partir de 62 990 euros, le rapport prix/plaisir est parmi les meilleurs du marché.

Marché du cabriolet en 2026 : les marques premium

Si le segment généraliste s’efface peu à peu, le premium et l’ultra-luxe quant à eux, font de la résistance. Les marques premium en effet peuvent plus facilement produire des cabriolets ou des roadsters. Ces modèles font partie de leur ADN et leurs clients sont prêts à payer des carrosseries différentiantes. Chez Porsche par exemple, la 911 cabriolet est une évidence pour beaucoup de client. Du côté de Maserati, on trouve toujours au catalogue la GranCabrio, dérivée de la GranTurismo. Là aussi, la tradition des voitures de grand tourisme cabriolet joue un rôle clé dans l’imaginaire des propriétaires.

Chez Rolls-Royce, il n’y a plus de cabriolets dans la gamme mais l’offre pourrait être complétée dans les prochaines années. La Phantom Drophead Coupe a laissé un vide que les collectionneurs surveillent de près.

À l’inverse, Bentley entretient toujours la déclinaison cabriolet de la Continental GT. Preuve en est que le segment de luxe ne semble pas affecté directement par ce désamour du cabriolet. Puisque c’est un segment supérieur. La question du prix de vente final est en effet moins un souci que pour les marques généralistes.

Mutation du cabriolet pour survivre

Ces dernières années, pour ne pas s’éteindre définitivement, le cabriolet a dû se réinventer et pas seulement sous le capot, également dans sa forme.

L’étonnant SUV cabriolet

Le succès du Range River Evoque cabriolet, initié en 2016, a décontenancé une partie de la communauté automobile. Pourtant, la marque a réussi à prouver que la position haute d’un SUV et le plaisir d’un découvrable sont compatibles. Volkswagen a appliqué la même recette avec le T-Roc cabriolet. La marque a d’ailleurs confié que le coût de développement des cabriolets était très important, conduisant à une simplification de l’offre.

Ces initiatives ne sont pas totalement nouvelles pour autant, les 4×4 cabriolets existent depuis bien longtemps déjà. Le Suzuki Vitara fut déjà décliné en découvrable dès le lancement de la première génération, à la fin des années 1980.

Le format Targa : l’alternative ingénieuse au cabriolet

Parallèlement, le format Targa, c’est à dire à arceaux fixes, est revenu en force chez Porsche et Mazda. Celui-ci offre une meilleure rigidité, mais aussi isolation acoustique améliorée pour les trajets, tout en limitant les coûts de développement.

Pour l’anecdote, la carrosserie Targa est née aux États-Unis, comme une alternative au cabriolet pour répondre aux normes de sécurité de l’époque. Porsche a été parmi les premières à produire ce type de carrosserie, qui subsiste encore au catalogue de la 911 de nos jours.

Retour en force des découvrables et toits ouvrants en 2026

L’exemple de Fiat est intéressant. Depuis sa renaissance en 2007, la Fiat 500 a été accompagnée d’une version découvrable 500C. Celle-ci n’est pas réellement un cabriolet.

Les arches de toit fixes sont conservées, la capote en toile se contentant de s’ouvrir uniquement sur la partie supérieure. À rouler, c’est le compromis idéal : on garde la luminosité et le plaisir de profiter de la nature… Tout en s’affranchissant des contraintes de rigidité du cabriolet.

Aussi, vous aurez peut-être remarqué que nombre de voitures neuves sont proposées avec des toits ouvrants. Cette dotation, loin des toits ouvrants de 30 centimètres de long des années 1970, est maintenant une véritable ouverture longue et large sur le ciel. Le toit ouvrant contemporain est en effet une alternative appréciée par les conducteurs. Avec une voiture fonctionnelle comme une citadine, une berline ou un SUV, ils peuvent profiter d’une partie du plaisir de l’extérieur uniquement quand ils le souhaitent.

Quel avenir pour le cabriolet en France ?

Le futur du cabriolet en France s’annonce complexe, marqué par un équilibre difficile entre la passion automobile et les contraintes fiscales. Aujourd’hui, concilier une motorisation thermique avec les exigences du malus écologique devient un exercice périlleux.

Pour beaucoup, le plaisir d’un cabriolet passe par l’éveil des sens, et le son du moteur en est une composante essentielle. En ce sens, la demande sur les modèles cabriolet électriques reste encore timide. Encore beaucoup d’automobilistes s’orientent vers des cabriolets thermiques.

Le marché du cabriolet devient de plus en plus confidentiel

De fait, le marché du cabriolet neuf se luxifie en 2026. Les modèles à petit prix ont quasiment tous déserté les gammes. Leur retour n’est pas une mince affaire. Cette pression sur le neuf renforce mécaniquement l’attractivité du marché de l’occasion, qui reste extrêmement dynamique. Les cabriolets y deviennent des véhicules refuges, capables de maintenir une cote élevée grâce à leur rareté croissante.

Ainsi, certains modèles, comme la Peugeot 206 CC, sont toujours très recherchés, avec des valeurs de revente relativement stables.

Enfin, la gestion de ce type de véhicule reste rythmée par une forte saisonnalité, impactant directement les prix de revente. Pour contourner ces incertitudes et lisser l’investissement, la majorité des utilisateurs se tourne désormais vers le leasing, LLD ou LOA. C’est aujourd’hui la solution privilégiée pour profiter d’un cabriolet sans subir de plein fouet la décote ou les évolutions fiscales.

Calendrier 2026 des cabriolets qui font de la résistance

Tournant historique pour certains modèles de cabriolet en 2026

Malgré un ciel qui s’assombrit pour les silhouettes de cabriolet classiques, plusieurs constructeurs préparent une riposte audacieuse pour les années à venir. L’année 2026 marquera un tournant historique avec l’arrivée de la Porsche 718 Boxster EV. Ce modèle serait un véritable test de grandeur nature pour le marché. Le plaisir du roadster peut-il survivre sans le son du légendaire 6-cylindres à plat ?

Dans cette gamme de cabriolets électriques, elle sera épaulée par la luxueuse Maserati GranCabrio Folgore et la très exclusive Polestar 6. Tandis que Mercedes-Benz entretiendra la flamme thermique avec un restylage de son emblématique coupé AMG SL. La Ferrari Amalfi Spider, révélée récemment, est aussi attendue cette année.

En 2027, des roadsters électriques chez Alpine et Audi ?

L’horizon 2027 s’annonce tout aussi passionnant avec des projets qui touchent au cœur du patrimoine automobile. Si elle se confirme, l’Alpine A110 Roadster pourrait incarner le savoir-faire français électrisé. Elle entrera frontalement en concurrence avec l’Audi TT 100 % électrique, qui semble être dans les plans de la marque aux anneaux.

Pour les puristes, c’est aussi l’année où Mazda devrait lever le voile sur la MX-5 NE. Cette cinquième génération de roadster devra relever le défi immense de rester fidèle à sa légèreté légendaire.

Un Tesla Roadster très attendu en 2028 ?

Enfin, d’ici 2028, le nouveau Tesla Roadster pourrait entrer en production. Elon Musk, PDG de la marque américaine, évoque une révélation et mise en production imminente, après des années d’attente. Aussi, l’Aston Martin Vantage Roadster pourrait être restylée cette même année.

Analyse du marché du cabriolet en France en 2026

Le marché automobile français traverse une phase de mutation en 2026. Le cabriolet en est sans doute le meilleur baromètre. Si l’offre s’est raréfiée sur le neuf, la demande, elle, ne faiblit pas, mais elle évolue. On observe aujourd’hui une attente croissante pour des modèles plus simples, moins statutaires et surtout plus accessibles financièrement. Les constructeurs répondent avec des cabriolets réinventés, qui muent parfois en SUV.

Ainsi, c’est un véritable numéro d’équilibriste que font les marques. En effet, il faut assurer suffisamment de volume pour être rentable, susciter l’envie, composer avec un budget plus serré des automobilistes et une certaine réticence avec la voiture plaisir… Tout en donnant un côté vitrine technologique essentiel. Cela met en lumière un paradoxe : alors que les constructeurs européens délaissent les petits formats au profit de SUV massifs, une partie du public rêve d’un retour à la légèreté.

Que veulent vraiment les conducteurs français ?

À ce titre, le dynamisme du marché japonais reste un exemple fascinant. Là-bas, les Kei Cars découvrables, comme la Daihatsu Copen ou la Honda S660, prouvent qu’il existe un espace pour des cabriolets malins, peu gourmands et parfaitement adaptés aux contraintes urbaines.

En France, ce besoin de cabriolet plaisir à prix contenu n’est plus satisfait par le neuf. Ce qui explique le report massif vers l’occasion et une demande qui peine à être cernée par des marques focalisées sur la montée en gamme.

Sources : d’après une étude de l’ADEME et un article du site Autocar



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