La gamme électrique de Hyundai comprend désormais une nouvelle représentante : la Ioniq 3. La marque coréenne ambitionne ainsi de percer sur le marché des citadines 100 % électriques. Ce dernier, très porteur, est incontournable en matière de volumes de vente. Pour tirer son épingle du jeu, le constructeur mise sur un design taillé à la serpe, une dotation riche et un confort surprenant.

Mais que vaut-elle vraiment sur la route ? Nous avons pris le volant de la version équipée de la grande batterie, qui promet jusqu’à 497 kilomètres d’autonomie. Ainsi, découvrez notre essai complet de la Ioniq 3 sur 1000 km.
Les ambitions de la Hyundai Ioniq 3
En arrivant plus tard que ses concurrentes, la Hyundai Ioniq 3 a pu être développée en tenant compte de plusieurs observations, afin de cerner au mieux les attentes des automobilistes. Ainsi, cette citadine électrique approche les 500 kilomètres d’autonomie, ce qui est un gage de polyvalence. Côté dimensions, nous sommes sur un modèle long de 4,17 mètres, large de 1,80 mètre et haut de 1,51 mètre.

Notre version d’essai arbore la finition sportive N Line, qui met bien en valeur des lignes géométriques et dynamiques. Inspirée par le concept THREE de 2025, elle reçoit une face avant expressive, avec des optiques horizontales et une sorte de grande bouche qui renforce cette sensation de dynamisme.
Un design musclé
La finition N Line apporte des touches de noir au niveau de la calandre, des jantes et du toit. Pour autant, cette finition n’apporte aucun surplus de puissance. De profil, la Hyundai Ioniq 3 surprend par un vitrage effilé, des extensions d’ailes importantes, mais aussi une certaine sobriété dans le dessin, avec des lignes assez pures.

À l’arrière, la marque remet à l’honneur la lunette scindée en deux parties, séparées par un élément central. Les feux s’inscrivent dans un bandeau et font écho à ceux de l’avant. Le toit noir prolonge visuellement la ligne et atténue cette sensation de voiture haute. Un diffuseur assez imposant prend place et muscle la silhouette. Dans la rue, nous avons constaté plusieurs regards appuyés sur notre modèle d’essai : de la curiosité pour certains, de l’intérêt pour d’autres. Cette Hyundai Ioniq 3 ne laisse pas indifférent !
La Hyundai Ioniq 3 : une voiture d’ingénieur… mais pas que !
En prenant le temps de regarder la Hyundai Ioniq 3 sous tous les angles, on ressent bien la volonté des designers d’aboutir à un look musclé. Pour autant, il fallait également optimiser l’aérodynamique. Avec un coefficient de traînée (Cx) de seulement 0,26, la citadine coréenne figure parmi les références du segment. Cela permet d’accroître l’autonomie.

Des efforts considérables ont été faits en matière de signature lumineuse. On retrouve notamment le motif Pixel, omniprésent dans la gamme électrique Ioniq. L’association des quatre carrés se retrouve sur les faces avant et arrière, mais aussi sur différents éléments de la voiture. Cette identité forte passe également par des traits affirmés qui contrastent avec le style plus classique des modèles Hyundai d’il y a encore une quinzaine d’années.
Une gamme complète pour la Hyundai Ioniq 3
La Hyundai Ioniq 3 peut être configurée avec cinq finitions, nommées Select, Trend, N Line, Vision et N Line Evo. La version d’entrée de gamme, affichée à partir de 29 995 €, propose de série la climatisation automatique bi-zone, les jantes en alliage de 16 pouces, les feux avant bi-LED, la caméra de recul ou encore l’accès mains libres avec démarrage sans clé. La couleur proposée de série est le rouge Solide.

Parmi les options incontournables figure la pompe à chaleur (700 €), qui permet de chauffer et de climatiser l’habitacle en consommant moins d’énergie, contribuant ainsi à préserver l’autonomie. Le toit vitré et contrasté est proposé en option à 900 €, tandis que le pack Recharge apporte un chargeur embarqué de 22 kW, la compatibilité V2L ainsi qu’une prise 220 V dans l’habitacle. Cette option à 1 250 € répond à des usages assez précis.
À bord de la Hyundai Ioniq 3 : ambiance sportive et belle qualité perçue
Tout comme l’extérieur, la Hyundai Ioniq 3 dévoile un intérieur aux lignes très verticales. La planche de bord affiche une bonne qualité perçue, avec un revêtement matelassé et bien fini, qui met en valeur un grand écran de 14,6 pouces sur notre finition N Line (12,9 pouces sur les finitions inférieures). De plus, Hyundai a fait le choix de se passer d’un affichage tête haute au profit d’un second écran, en position horizontale, qui centralise les principales informations de conduite.

Cette ambiance sportive s’accompagne d’un liseré rouge qui traverse la planche de bord et souligne le petit décroché du vide-poche. Les rangements, d’ailleurs, sont très nombreux. La console centrale accueille divers espaces, dont un chargeur à induction pour smartphone. Un porte-gobelet amovible, sur la partie supérieure, permet d’accueillir une grande bouteille, tandis que deux ports USB de type C prennent place sur la partie inférieure.
Un habitacle spacieux et bien agencé
La Hyundai Ioniq 3 propose des sièges relativement confortables, avec de beaux revêtements qui mêlent tissu et suédine. Les surpiqûres rouges renforcent la cohérence de l’ensemble et contribuent à l’ambiance sportive de l’habitacle. On notera aussi un pédalier en aluminium ainsi qu’un volant agréable à prendre en main, avec toujours ces touches de rouge.


Bien que le maintien soit dans la moyenne, ces sièges ne génèrent pas de fatigue à l’utilisation, même lors de trajets relativement longs. Bonne surprise également à l’arrière, avec trois places bien dimensionnées pour le segment, qui préservent un bel espace aux jambes comme aux coudes. De même, la garde au toit figure parmi les bonnes élèves du segment. Des adultes s’y trouveront à l’aise, malgré une inclinaison importante de l’assise qui relève les genoux.
Hyundai Ioniq 3 : une multitude de rangements
Si la luminosité manque quelque peu en l’absence du toit panoramique, l’habitacle reste très agréable au quotidien. La vraie force de cette Hyundai Ioniq 3 est de proposer une multitude de rangements. Quant à la rétrovision, elle est entravée par cette lunette arrière scindée en deux parties. Il faut un petit temps d’adaptation pour ne plus y prêter attention.

Par ailleurs, le coffre dispose d’un volume de 441 litres. Son accessibilité est bonne, avec un espace généreux et la possibilité de rabattre la banquette arrière pour accroître la surface de chargement. Mentionnons aussi la présence d’un compartiment de 119 litres sous le plancher arrière. Baptisé Megabox, il permet notamment de ranger intelligemment les câbles de recharge, en l’absence de coffre avant (frunk).
Un système multimédia fluide basé sur Android
Sur son écran de 14,6 pouces, la Hyundai Ioniq 3 prend en charge Apple CarPlay et Android Auto sans fil. Basé sur Android, le système profite d’une bonne fluidité malgré des menus assez nombreux. La barre inférieure comprend différents raccourcis qui demandent un temps d’adaptation. Au volant, leur maniement peut être complexe à appréhender.

La partie gauche de l’écran reprend les informations du petit écran d’instrumentation, notamment la vitesse. Cette surface est personnalisable et donne aussi accès à des menus ainsi qu’aux réglages de climatisation. Si vous désactivez les aides à la conduite (ADAS), à l’aide d’un petit bouton situé sur la partie gauche du volant, cette désactivation s’affiche à l’écran.
C’est aussi le cas du niveau de régénération sélectionné (de 0 à 3). Comme souvent, on trouve également sur la Hyundai Ioniq 3 un affichage de l’angle mort lorsqu’un clignotant est activé. La vue à 360° reconstituée est idéale pour les manœuvres dans les parkings souterrains étroits.
Fiche technique de la Hyundai Ioniq 3
La Hyundai Ioniq 3 adopte la plateforme E-GMP en configuration traction. Celle-ci avait déjà été utilisée sur les Kia EV2, EV3 et EV4, mais c’est la première fois qu’une Hyundai l’adopte dans cette configuration. Deux batteries sont disponibles. La plus petite, de 42 kWh et de chimie LFP, propose jusqu’à 344 kilomètres d’autonomie et une puissance de 147 chevaux. Sa consommation oscille entre 14,1 et 14,4 kWh/100 km, en fonction de la finition et des jantes.

La grande batterie de 61 kWh qui équipe notre exemplaire utilise une chimie NMC. Sa puissance est limitée à 135 chevaux, tandis que son autonomie augmente, avec jusqu’à 497 kilomètres annoncés. Quant à la consommation en cycle mixte WLTP, elle varie entre 13,7 et 15,5 kWh/100 km. Cela positionne la Hyundai Ioniq 3 parmi les modèles les plus sobres du marché.
Hyundai Ioniq 3 : un comportement routier surprenant
Pendant 1000 kilomètres, nous avons pu tester la Hyundai Ioniq 3 sur tous les types de parcours. Nous avons été impressionnés par son agilité en ville, associée à une douceur assez exceptionnelle. Elle se montre maniable et très douce, avec un bon niveau de confort. Les dos-d’âne se franchissent sans fermeté excessive.
Le châssis se montre tout aussi rigoureux, avec une direction précise et un train avant communicatif. Ce qui garantit un certain plaisir de conduite, même si cette citadine électrique n’est pas une sportive pour autant.

Les 135 ch de la Hyundai Ioniq 3 répondent présents, malgré une certaine linéarité dans les accélérations. La force de régénération au lever de pied est réglable sur quatre niveaux. Le niveau 0 s’apparente à un mode « roues libres », tandis que le niveau 3 peut aller jusqu’à une conduite à une seule pédale (One Pedal), en activant la fonction i-Pedal. Les niveaux se règlent à l’aide des palettes situées derrière le volant, pour s’adapter au flux de la circulation.
Une petite consommation… et une charge rapide
Contrairement aux autres modèles électriques de sa gamme déjà en production, Hyundai a opté pour une architecture 400 V, plus modeste, pour la Ioniq 3. Toutefois, la recharge se montre assez rapide, avec des pics à 112 kW. Cela permet de passer de 10 à 80 % de charge en un peu moins de 30 minutes.
Durant notre essai, mêlant différents types de parcours, nous avons réussi à descendre sous les 14 kWh/100 km. Sur autoroute, la consommation grimpe autour de 20 kWh/100 km, ce qui donne une autonomie autoroutière d’environ 300 kilomètres.

C’est surtout en ville que la Hyundai Ioniq 3 se montre la plus économique, avec la possibilité de descendre sous la barre des 10 kWh/100 km. L’autonomie annoncée de 497 kilomètres semble atteignable à condition d’adopter une conduite économique. De même, les finitions N Line et N Line Evo réduisent quelque peu cette autonomie. Pour viser la consommation la plus basse, privilégiez les autres finitions.
Enfin, le chargeur embarqué bidirectionnel de 22 kW intègre la possibilité d’alimenter des équipements électriques grâce à la technologie V2L. De série, un chargeur embarqué de 11 kW est proposé.
Le retour en force de Hyundai avec la Ioniq 3
Avec cette Ioniq 3, Hyundai signe une entrée particulièrement convaincante sur le marché des citadines électriques. Derrière son design affirmé, la Coréenne cache de solides qualités, à commencer par une habitabilité généreuse, un confort de conduite remarquable et une consommation particulièrement maîtrisée.
Sur la route, elle séduit par sa douceur et son agilité, sans pour autant sacrifier le plaisir de conduite. Sa grande batterie lui assure également une belle polyvalence, même si les longs trajets autoroutiers imposent quelques compromis. On regrettera surtout une ergonomie multimédia qui demande un temps d’adaptation et une rétrovision perfectible.

Pour autant, avec un tarif d’entrée inférieur à 30 000 €, une dotation généreuse et des prestations globalement très homogènes, la Hyundai Ioniq 3 possède de sérieux arguments pour bousculer les références du segment. Une citadine électrique qui ne se contente pas de faire de la figuration !
Source : site officiel de Hyundai France
ESSAI HYUNDAI IONIQ 3 : 1000 KILOMÈTRES À SON VOLANT, EN BREF :
- Un design qui se démarque : avec ses lignes musclées, sa signature lumineuse Pixel et son aérodynamique soignée (Cx de 0,26), la Hyundai Ioniq 3 affiche une personnalité affirmée qui ne laisse pas indifférent.
- Une habitabilité surprenante : malgré ses 4,17 mètres de long, la Ioniq 3 accueille confortablement les passagers arrière. Ses nombreux rangements et son coffre de 441 litres, complété par une Megabox de 119 litres, renforcent sa polyvalence.
- Un confort de conduite remarquable : agile en ville, douce sur les irrégularités et précise dans ses trajectoires, la Hyundai Ioniq 3 séduit par son comportement routier équilibré. Ses 135 chevaux suffisent largement, sans prétention sportive.
- Une consommation particulièrement maîtrisée : avec moins de 14 kWh/100 km relevés durant notre essai et moins de 10 kWh/100 km possibles en ville, la Ioniq 3 fait preuve d’une belle sobriété. L’autonomie peut atteindre 497 kilomètres.
- Une recharge rapide et polyvalente : malgré son architecture 400 V, la Hyundai Ioniq 3 récupère de 10 à 80 % de batterie en moins de 30 minutes. Un chargeur 22 kW et la fonction V2L sont proposés en option.