Essai BYD Dolphin G DM-i : la citadine hybride sans compromis

12 min
Résumé
Essai BYD Dolphin G DM-i : que vaut cette citadine hybride de 212 ch ? Autonomie, consommation et vie à bord, découvrez notre test complet.

Sommaire

Avec la BYD Dolphin G DM-i, le constructeur chinois étoffe sa gamme Super Hybride avec un véhicule unique sur le segment. Sa technologie 3-en-1 permet de circuler en 100 % électrique, en full hybride, et peut être rechargée si besoin à la maison pour ne pas consommer une seule goutte de carburant sur les trajets du quotidien.

La citadine hybride devient l’une des plus grandes du segment B en mettant pratiquement une roue sur le segment des compactes. Nous avons pris le volant, dans l’arrière-pays d’Aix-en-Provence, de la version Comfort de 212 chevaux, annonçant jusqu’à 1 040 km d’autonomie. Cette version est amenée à devenir le cœur de gamme du constructeur.

Sur le plan du style, la BYD Dolphin G DM-i s’inspire de l’Océan

Chez BYD, chaque modèle appartient à une famille. En Chine, la gamme se compose de deux catégories : la première est la Dynastie et la seconde se nomme Océan. La BYD Dolphin G DM-i et le reste de la gamme européenne découlent de cette famille. À noter que le Sealion 5 est l’un des rares sur notre marché à découler de la gamme Dynastie. Toutefois, la citadine hybride est là aussi un modèle à part.

En effet, la citadine hybride a été conçue par l’équipe européenne pour les Européens. C’est donc un modèle propre à l’Europe et parfaitement adapté aux conducteurs européens. Mais les spécificités de la BYD Dolphin G DM-i ne s’arrêtent pas là, nous y reviendrons dans la partie technique.

De ce fait, le style de la BYD Dolphin G DM-i semble grandement s’inspirer des références européennes avec un dessin sobre et plus agressif. À l’avant, les feux en amande adoptent une signature de jour en forme de J rejoignant un élément laqué noir qui donne l’illusion d’une fine calandre, séparant le capot moteur du bas de caisse.

Le style de la Dolphin G DM-i fait des vagues

Les appendices aérodynamiques latéraux de la BYD Dolphin G DM-i ne sont pas là que pour le style. En effet, ils ont une véritable fonction pour les flux d’air. Ce qui nous amène à la prise d’air centrale. BYD y intègre des ailettes fonctionnelles qui servent à l’aérodynamisme, mais aussi au refroidissement du moteur et du pack de batteries.

Le profil adopte les codes de la gamme Océan, avec de nombreuses courbes. On retrouve un toit dit « flottant » grâce au montant arrière peint en noir, dynamisé par un vitrage qui évoque une vague. Les jantes varient de 16 à 18 pouces : la gamme Active et Boost propose les plus petites jantes. Tandis que les finitions Comfort et Sport adoptent la monte en 18 pouces.

À l’arrière, la BYD Dolphin G DM-i mise sur une certaine simplicité. Les feux adoptent une forme de bandeau qui traverse le hayon en évoquant une goutte d’eau. Le spoiler représente une forme de vague. Enfin, BYD pense aux petits coups du quotidien avec un élément en plastique qui remonte assez haut pour intégrer la plaque d’immatriculation.

Essai BYD Dolphin G DM-i : des dimensions généreuses

Depuis plusieurs années, les voitures ont une tendance à prendre des centimètres. Plusieurs des rivales de la BYD Dolphin G DM-i dépassent les 4,10 m de long. La citadine chinoise fait encore plus en atteignant 4,16 mètres. Des dimensions généreuses qu’on retrouve aussi pour les autres cotes. Elle est large de 1,82 m et haute de 1,57 m. L’empattement se montre lui aussi généreux avec 2,61 m.

Pour le coffre, la BYD Dolphin G DM-i offre l’un des volumes les plus généreux de la catégorie avec 425 litres, et 1 225 litres banquette rabattue. En outre, elle offre un bac de rangement de 45 litres qui permet de glisser les sacs de courses. Du côté du poids, la citadine hybride varie selon les finitions. La version Active pèse 1 440 kilos tandis que les versions Boost à Sport pèsent 1 555 kilos.

À bord, la BYD Dolphin G DM-i mise sur la qualité et la luminosité

Dès qu’on s’installe à bord de la citadine hybride, on est surpris par la luminosité. De série dès la finition Comfort, BYD dote la Dolphin G DM-i d’un très grand toit panoramique fixe qui permet de baigner l’habitacle de lumière.

Le mobilier mise sur une certaine douceur à l’œil avec des formes rondes et des matériaux valorisants. Le constructeur offre deux ambiances gratuites : noir ou gris (nommé Sea Salt Gray). Notre version profite de la seconde ambiance, participant ainsi à la forte luminosité à bord.

Le volant reprend un dessin évoquant une queue de baleine, comme le reste de la gamme. Juste derrière, un combiné numérique de 8,8 pouces est intégré au dessin de la planche de bord (et non simplement flottant). Ce dernier est combiné à un affichage tête haute très lisible et au graphisme simple.

Au centre trône un écran de 12,8 pouces (10,1 pouces sur l’Active), fluide et qui regroupe toutes les commandes du son, de la climatisation ou encore des ADAS. La console centrale offre un chargeur à induction, deux bacs de rangement et deux porte-gobelets. Les matériaux sont de bonne facture : un similicuir agréable au toucher côtoie des éléments imitant l’aluminium et d’autres en noir laqué.

Un info divertissement boosté par Google

Les sièges offrent un excellent confort, mais manquent un peu de maintien latéral. Dès la finition Boost, la BYD Dolphin G DM-i se dote des sièges avant et du volant chauffants. Pour finir sur la technologie, le constructeur dote la voiture de la caméra 360 degrés avec la possibilité de choisir l’angle de vision. Tandis que l’info-divertissement est signé Google Automotive avec l’intégration de Google Maps pour la navigation, qui peut être projetée sur le combiné numérique.

Le Super Hybride ou l’hybride 3-en-1

Quand les constructeurs misent sur un hybride simple ou du full hybride, BYD en fait toujours plus, à l’image de la Seal U ou de l’Atto 2 DM-i. La BYD Dolphin G DM-i reprend le système Super Hybride qui offre trois fonctionnements différents. On peut rouler jusqu’à 109 kilomètres en 100 % électrique avec la batterie pleine, sans la moindre goutte de carburant. Le constructeur chinois annonce même jusqu’à 134 kilomètres sur un parcours 100 % urbain.

Le second mode de fonctionnement est un full hybride classique. Le moteur 4-cylindres 1,5 litre développe 95 chevaux avec 120 Nm de couple. Le moteur électrique, lui, délivre 210 Nm de couple. En cumulé, BYD communique sur la même puissance.

Le dernier mode de fonctionnement (PHEV) permet de se passer de la récupération pour obtenir une batterie pleine et donc de circuler en 100 % électrique. Le système hybride s’adapte selon les conditions de circulation. La voiture circule en 100 % électrique, le thermique servant de générateur au besoin. En hybride parallèle, les deux énergies fusionnent pour offrir plus de puissance et réduire la consommation. Enfin, un dernier mode, thermique (le moteur entraîne les roues et l’électrique vient en soutien), est destiné à une conduite autoroutière.

BYD Dolphin G DM-i : la plus grande batterie de la catégorie

Nous l’avons dit, le constructeur ne fait rien comme les autres : il en est de même pour la batterie. La BYD Dolphin G DM-i embarque ainsi la plus grosse batterie de la catégorie avec 18,3 kWh. La version Active offre quant à elle 7,8 kWh pour 40 kilomètres d’autonomie. De ce fait, la citadine hybride annonce jusqu’à 1 040 km d’autonomie mixte. Le 0 à 100 km/h, lui, est abattu en 8,3 secondes.

Pour la recharge de la batterie, BYD annonce 7 h de charge sur une prise domestique. Comptez 3 h depuis une wallbox de 7 kW et 26 min sur une borne rapide pour passer de 30 à 80 %. La crête de recharge étant de 30 kW. La batterie sert aussi de générateur en étant dotée de série du V2L.

Les équipes du constructeur ont profité de cette session d’essais pour nous expliquer que la BYD Dolphin G DM-i repose sur la base de la Dolphin 100 % électrique. Ce n’est donc pas une thermique électrifiée, mais une électrique… convertie au sans-plomb.

Sur la route, la BYD Dolphin G DM-i se veut confortable

Sur la route, la Dolphin G DM-i se veut avant tout confortable, mais les ingénieurs de BYD ont tenté de se rapprocher des références européennes. Quatre modes de conduite équipent la citadine : Eco, Normal, Sport et Snow. Chacun optimise les performances de cette traction.

Le rayon de braquage est de 5,15 m, idéal pour la ville et le stationnement. En ville, la direction se fait souple et, malgré ses dimensions généreuses, la citadine se montre agréable à mener. En extra-urbain, la citadine se montre tout aussi à l’aise, avec de vraies accélérations, aussi bien en Sport qu’en passant par le mode Eco. Les trains roulants absorbent très bien le surplus de puissance.

On retrouve la même douceur sur autoroute et dans l’arrière-pays d’Aix et de Marseille. Sur les routes sinueuses, la BYD Dolphin G DM-i se montre presque amusante à mener. La batterie, étant scellée au châssis, offre une rigidité bienvenue. Loin d’être une sportive, la citadine hybride se montre avant tout confortable, même sur route sinueuse.

Essai BYD Dolphin G DM-i : des consommations faibles

BYD communique sur une consommation officielle de 1,5 L en prenant en compte la batterie pleine. Et 3,4 litres en mixte. Sur notre essai plutôt complet en matière de typologie de route, nous aurons oscillé entre 3,7 L et 5,5 L avec de l’autoroute et la traversée de la route des Calanques.

La BYD Dolphin G DM-i se révèle fluide dans sa conduite, sans trop de mouvements de caisse. Sur routes sinueuses, la suspension se révèle un peu trop ferme. Pour l’autonomie électrique, la Chinoise offre un peu plus de 80 kilomètres en 100 % électrique en mode EV.

Sous les 25 % de batterie, la Dolphin G DM-i relance automatiquement le moteur thermique pour recharger la batterie. L’insonorisation a bien été prise en compte, à l’image de l’Atto 2 DM-i, ce qui rend le moteur thermique à peine audible.

Deux modes pour la récupération d’énergie

Du côté de la récupération d’énergie, la citadine hybride offre deux niveaux qui se veulent proches du freinage d’une thermique. On retrouve un mode « Standard » qui offre un freinage plus léger et un mode « High » qui hésite entre douceur et vraie récupération.

La voiture se montre donc douce dans sa conduite et avec un tempérament qui conviendra au plus grand nombre. À défaut d’être passionnante à mener, la BYD Dolphin G DM-i se révèle consensuelle dans ses prestations.

BYD Dolphin G DM-i : des prix abordables pour séduire

La BYD Dolphin G DM-i se révèle performante et confortable, avec une consommation plutôt économe en carburant. Entre son excellent niveau de finition, son équipement complet et son volume de coffre, la Dolphin a les armes pour frapper un grand coup sur le segment B.

Pour conclure, la gamme démarre à partir de 23 990 € en finition Active et s’échelonne jusqu’à 29 490 € pour la Sport. Notre finition Comfort réclame 28 490 €. L’équipement complet ne propose aucune option autre que la peinture. Pour le lancement, BYD offre une remise conséquente de 2 000 €, ce qui permet à la version Active de démarrer à 21 990 €. Ainsi notre version Comfort débute à 26 490 € (soit le prix de la version Boost). BYD met également en avant une garantie de 8 ans ou 250 000 km.

Source : site officiel de BYD France


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