26 janvier 2022
mis à jour le 26 janvier 2022

L’hydrogène est une technologie pleine de promesse. Mais qu’en est-il vraiment face à l’électrique classique ?

Alors que l’électrique est en train de faire sa révolution, et de s’imposer comme le type de motorisation presque obligatoire dans les prochaines années, qu’en est-il de l’hydrogène ? Cette technologie est souvent vantée comme plus propre et plus pratique, est-ce vraiment le cas ? On fait le point !

D’abord, il est bon de rappeler qu’une voiture à hydrogène est, avant tout, une voiture électrique. Les moteurs sont électriques. La seule différence avec une électrique classique, c’est la source du courant : une batterie pour l’une, une pile à combustible pour l’autre. De l’hydrogène, stocké sous forme liquide dans un réservoir, subit une réaction chimique qui produit de l’électricité, et rejette de la vapeur d’eau. En somme, il s’agit donc d’une batterie un peu différente !

Une autonomie supérieure, le plein en quelques minutes

A l’usage, le principal avantage de l’hydrogène, c’est son rayon d’action. Grâce à de grands réservoirs, une voiture hydrogène comme la Toyota Mirai peut atteindre environ 650 km en un seul plein. Et quand le réservoir est vide, il suffit alors de le remplir, ce qui ne prend que quelques minutes. A comparer aux dizaines de minutes nécessaires pour recharger une batterie qui, souvent, ne dépasse pas les 400 km d’autonomie. Ce qui fait que l’hydrogène est souvent mentionné pour les camions et utilitaires du futur, qui ont besoin de ce grand rayon d’action.

Évidemment, s’il est parfois difficile de trouver une borne de recharge électrique, c’est encore plus le cas pour l’hydrogène. Comptez moins de 1 000 stations hydrogène dans le monde, dont une cinquantaine en France, contre environ 50 000 bornes électriques en France seule ! Bonjour la queue lors des départs en vacances…

L’hydrogène, énergie propre ?

Et la question écologique alors ? Là, tout dépend des méthodes de production. L’hydrogène peut être produite à partir de l’électrolyse, qui utilise alors de l’électricité, de préférence propre. Mais cette méthode est coûteuse, et a un rendement plutôt faible. 95 % de l’hydrogène produit aujourd’hui est le fruit d’hydrocarbures, foncièrement bien plus polluantes. L’électricité des batteries, est, en France en tout cas, moins polluante, car généralement issue d’énergies peut émettrices de CO2, comme le nucléaire ou l’éolien. Bref, un avantage théorique pour l’hydrogène, mais en pratique aujourd’hui, l’électrique est plus propre.

Bilan : l’hydrogène est une piste intéressante pour le futur. Son rayon d’action, et la possibilité d’en produire de façon « propre », en feraient un candidat idéal pour le fret routier, notamment. Pour l’automobile de masse, l’électrique classique reste pour l’instant une piste plus réaliste.

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